"En 1997, la terre entre pour la première fois en contact avec des extraterrestres les Taurans.
Cette rencontre marque le début d’une guerre sans merci. Les autorités terriennes décident d'envoyer un contingent délite, et mettent au point un programme d'entraînement dune rudesse inhumaine,
destinée à “produire” des soldats capables de tout subir. William Mandella est l'un d'eux, et c'est
sans crainte qu'il part au combat. Mais le voyage dans l'espace n'est pas sans inconvénient : aux confins de l'univers, l'armée terrienne va franchir sans le savoir, des portes de distorsion
spatio-temporelle. Pour William, qui survit miraculeusement d'une mission à l'autre, cette guerre semble partie pour durer... "
Indisponible jusqu’à très récemment, j’ai dû attendre longtemps avant d’avoir ce livre entre les mains, mais le jeu en valait la chandelle. Au final, j’ai découvert un petit bijou qui se doit de
figurer au Panthéon de la science-fiction.
Haldeman nous livre ici un brillant réquisitoire contre la guerre, manière d’exorciser ses propres démons. L’histoire poignante de jeunes et brillants étudiants, promis à un bel avenir et qui se
retrouvent plongés dans un conflit absurde.
En plus de ce plaidoyer profondément pacifiste, l’autre intérêt de ce roman est qu’il est écrit par un vétéran doublé d’un physicien, ce qui n’apporte que plus de crédit à cette
œuvre.
Pour le coté scientifique, s’il y a certes quelques erreurs et passages sous silence (attention Charon du roman (1974) n’est pas la lune de Pluton (découverte en 1978) mais une planète
hypothétique), Haldeman essaye, tant que faire ce peut, de coller à une certaine réalité physique, par exemple les caissons permettant la survie aux accélérations de plusieurs dizaines de
g.
L’exemple le plus frappant de cette réalité scientifique et qui fait toute la force du roman est sans doute la dilatation temporelle prévue par la relativité restreinte, qui en outre permet de
présenter d’une manière imagée, le décalage entre les soldats de retour du Vietnam et leur compatriote resté au pays.
Quoi qu’il en soit, même si « la guerre éternelle » n’est pas dénuée de quelques défauts, il s’agit tout simplement une œuvre majeure, intelligente, sombre et réfléchie de la
littérature contemporaine et pas seulement de la science-fiction. Profondément pacifiste...
Note : 4.5/5