Au fin fond de l'espace, dans plus d'un millénaire... Près de quatre siècles de barbarie ont
suivi l'effondrement du Premier Empire de l'Homme. Avec l'avènement du nouvel Empire et la fin des terribles Guerres de Sécession, la paix semble revenue dans l'univers humain et ses deux cents
mondes habités, une paix que maintient la férule indéfectible de la Marine Impériale. Mais quelque chose arrive... depuis la nébuleuse du Sac à Charbon. Quelque chose qui ressemble à une
gigantesque voile solaire, un vaisseau ayant parcouru en un siècle et demi trente-cinq années-lumière. Quelque chose de résolument inhumain. La mission du croiseur impérial Mac-Arthur est dès
lors d'une simplicité redoutable : établir le premier contact. Oui, mais avec quoi ?
Formidable space opera, « la paille dans l'œil de Dieu » nous raconte la première rencontre de l’Homme avec une civilisation extraterrestre.
En mille ans, l'Homme a conquis l'espace et fondé un empire gigantesque secoué par des guerres rebelles. Et puis un beau jour, un vaisseau propulsé par une voile
solaire s'approche d'un système limitrophe. A l'intérieur, un être asymétrique tout en fourrure et à l'ossature improbable. À partir de là se met en place la plus importante expédition spatiale
de tous les temps : celle qui partira à la rencontre des Pailleux...
Larry Niven inverse les rôles d'une manière assez jubilatoire, les hommes, dont l'empire s'étend sur des millions de parsecs, rencontrent certes une civilisation
plus évoluée, mais qui n'est présente que sur une seule petite planète. Et c'est donc l'humanité qui va décider du devenir de ces êtres doués d'intelligence, en leur ouvrant ou non la porte vers
d’autres mondes.
Malgré quelques coquilles et un français parfois douteux (sans doute la traduction...), tous les ingrédients sont réunis pour faire un grand space opera : la
découverte de nouveaux mondes et de nouvelles formes de vie, la marine spatiale avec bien sûr ses marines de l'espace, ainsi que différentes guildes plus ou moins influentes. Mais ce qui prévaut,
c'est le déroulement de l'histoire : le lecteur découvre petit à petit, en même temps que les explorateurs humains, cette civilisation extraterrestre, avec son organisation, sa politique, son
passé et bien sûr ses secrets... C'est là toute la force de ce roman, nous placer en temps qu'explorateurs d'un nouveau monde et décideur de l'avenir de ce monde pour le bien de
l'humanité.
Pour ne rien gâcher, les personnages sont bien construits et intéressants ainsi que les environnements. On se met à vivre au rythme du Mac-Arthur, partageants les quarts de garde avec Sire Blaine. Même s’il on ne peut pas parler de chef-d'œuvre, « La paille dans l’œil de Dieu » et largement au-dessus de la moyenne des livres de science-fiction et les auteurs ont réussi à créer deux univers – humains et extraterrestre – riches, crédibles et recherchés, formant la trame d’une histoire qui ne peut définitivement pas laisser indifférent.
Un roman que tous les amateurs de space opera devraient avoir dans leur bibliothèque !
J’ai découvert Battlestar Galactica, un peu par hasard, sur le site de Dodie, et je dois bien dire que j’ai été très agréablement surpris. Si cette série n’a pas profité d’un passage
en prime time sur les grandes chaines comme cela a été le cas pour Stargate SG1, elle n’en reste pas moins une des meilleures séries de SF du moment. Exit les robots kitchs de la série homonyme
datant la fin des années 70, on est en présence d’une série de qualité, bien écrite, avec des personnages extrêmement intéressants et fouillés et de bons effets spéciaux pour enrober le
tout.
L’autre aspect très développé est la partie politico-religieuse de l’histoire. En effet, cette part est prépondérante tout au long de la série : la religion polythéiste des
humains contre celle, monothéiste, des Cylons. Le pouvoir civil contrebalancé par le pouvoir militaire. Les idéaux politiques sous l’occupation ennemie. Les auteurs s’appuient sur des épisodes,
souvent sombres, de notre propre histoire pour les exploiter et les développer dans le cadre de BSG… et nous faire réfléchir…