J’ai découvert Battlestar Galactica, un peu par hasard, sur le site de Dodie, et je dois bien dire que j’ai été très agréablement surpris. Si cette série n’a pas profité d’un passage
en prime time sur les grandes chaines comme cela a été le cas pour Stargate SG1, elle n’en reste pas moins une des meilleures séries de SF du moment. Exit les robots kitchs de la série homonyme
datant la fin des années 70, on est en présence d’une série de qualité, bien écrite, avec des personnages extrêmement intéressants et fouillés et de bons effets spéciaux pour enrober le
tout.
L’histoire commence par le la mise à la retraite du Battlestar Gallactica, un vieux vaisseau de guerre
qui a fait ses armes lors de la première guerre Cylons – robots rebelles crées par l’homme — qui s’est achevée il y a plus de quarante ans. Mais voilà, après une si longue attente, les infâmes
machines – dont certaines ont évolué en humanoïdes — sont de retour et détruisent la quasi-totalité de l’humanité repartie en douze colonies. Le Battlestar Gallactica, qui a survécu à l’attaque,
ainsi qu’une poignée de vaisseaux civils se mettent en route à la recherche de la treizième colonie, la Terre.
Si l’histoire ne parait pas forcément originale, et semble condamnée à s’essouffler très vite après le pilote, il n’en est pourtant tout autrement. Le voyage vers la treizième colonie – dont l’emplacement est inconnu – se révèle bien ardu, et les auteurs ne manquent pas d’idées pour nous tenir en haleine le long des saisons (la quatrième et dernière étant en cours de diffusion).
Mais, au-delà de l’histoire SF pure, ce qui fait la force de BSG c’est, d’une part ses personnages, et d’autre part sa réflexion politico-religieuse.
En effet, la psychologie des personnages est pour le moins fouillée. Contrairement à un livre, un film néglige souvent cet aspect, faute de temps. La série est donc un excellent format pour développer les personnages, et de ce point de vue, BSG s’en sort avec les honneurs. Nous n’avons pas affaire à des héros gentils et braves et des méchants vils et cruels. Au contraire, il n’y a pas vraiment de gentils et de méchants, simplement des hommes — ou des humanoïdes — complexes, torturés, compensant leurs qualités par des défauts tout autant marqués, ou inversement… Et ça, c’est trop rare pour se permettre de passer à côté.
L’autre aspect très développé est la partie politico-religieuse de l’histoire. En effet, cette part est prépondérante tout au long de la série : la religion polythéiste des
humains contre celle, monothéiste, des Cylons. Le pouvoir civil contrebalancé par le pouvoir militaire. Les idéaux politiques sous l’occupation ennemie. Les auteurs s’appuient sur des épisodes,
souvent sombres, de notre propre histoire pour les exploiter et les développer dans le cadre de BSG… et nous faire réfléchir…
Bref, BSG est une série excellente que tout amateur du genre se doit de voir. Une des meilleures séries du moment, toutes catégories confondues…